Hoztan
Hilerrian

Neurriak: goratasuna, 160 zm. Zabaltasuna: 57,5 zm. Loditasuna: 18 zm. Habea: 100 zm.
| iesvs NAZAReNVS |

JESUS NAZARENUS REX JUDEORUM
Hilerrian, Jean Etcheverry, apeza (1895-1977)
| Neurriak: goratasuna, 153 zm. Zabaltasuna: 65,5 zm. Loditasuna: 19,5 zm. |
Irrisarrin
| Luzetasuna: 296 zm. Zabaltasuna: 60 zm. Loditasuna: 29 zm. Habearen luzetasuna: 210 zm. |
| INRI est l'acronyme, dit Titulus Crucis de l'expression latine Iesvs Nazarenvs, Rex Ivdæorvm généralement traduit par : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs ». |
Itsasun
Hilerrien sartzean

Neurriak, luzetasuna: 303 zm. Zabaltasuna: 62 zm inguruan. Loditasuna: 21,5 zm inguruan. Habea: 234 zm
| INRI est l'acronyme, dit Titulus Crucis de l'expression latine Iesvs Nazarenvs, Rex Ivdæorvm généralement traduit par : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs ». |
| S IHS PROFITE PECHEUR DU SANG |
Xipri Arbelbidek: "Kurutze baten gainan denaz geroz, Jesusen odolaz ari da, Jesusek ixuri odolak ez duela debaldetan ixuria izan behar".
| O CRVS AVE SPES VNICA HOC PASSIONI TEM... |
O Crux
ave, spes unica
est une locution latine
qui signifie: «Salut, ô
Croix, [notre] unique espérance». La locution est le premier verset
de la sixième strophe
de l’hymne Vexilla Regis,
composé au VIe siècle
par Venance Fortunat,
évêque de Poitiers et
poète chrétien, à l’occasion du transfert de reliques
de la Sainte Croix de Jérusalem
au monastère de Poitiers.
Il fut chanté pour la première fois le 19 novembre 569. Le texte
complet de la strophe «O
Crux ave, spes unica / Hoc Passionis
tempore / Auge piis justítiam, / Reísque dona veniam.»
peut se traduire ainsi: «Salut ô Croix, unique espérance. En ces
temps difficiles [de Passion], augmente la droiture des gens de bien
et accorde le pardon aux pécheurs».
Jutsin
| Goratasuna: 230 zm. Zabaltasuna: 78,5 zm. Loditasuna: 13 zm. Habe: 172 zm. |
| O CRVX AVE SPES VNICA |
O Crux
ave, spes unica
est une locution latine
qui signifie: «Salut, ô
Croix, [notre] unique espérance». La locution est le premier verset
de la sixième strophe
de l’hymne Vexilla Regis,
composé au VIe siècle
par Venance Fortunat,
évêque de Poitiers et
poète chrétien, à l’occasion du transfert de reliques
de la Sainte Croix de Jérusalem
au monastère de Poitiers.
Il fut chanté pour la première fois le 19 novembre 569. Le texte
complet de la strophe «O
Crux ave, spes unica / Hoc Passionis
tempore / Auge piis justítiam, / Reísque dona veniam.»
peut se traduire ainsi: «Salut ô Croix, unique espérance. En ces
temps difficiles [de Passion], augmente la droiture des gens de bien
et accorde le pardon aux pécheurs».
| AVE MARIA GRATIA PLENA |
Larzabalen
Galtxetaburu
| Goratasuna: 200 zm. Zabaltasuna: 74 zm. Loditasuna: 26 zm. Habe: 103 zm. |
| INRI est l'acronyme, dit Titulus Crucis de l'expression latine Iesvs Nazarenvs, Rex Ivdæorvm généralement traduit par : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs ». |
O CRUX AVE, SPES UNICA ! HOC PASSIONIS TEMPORE AUGE PIIS JUSTITIAM REISQUE DONA (VENIAM).
Azken hitza, VENIAM, moztua da.
O Crux
ave, spes unica
est une locution latine
qui signifie: «Salut, ô
Croix, [notre] unique espérance». La locution est le premier verset
de la sixième strophe
de l’hymne Vexilla Regis,
composé au VIe siècle
par Venance Fortunat,
évêque de Poitiers et
poète chrétien, à l’occasion du transfert de reliques
de la Sainte Croix de Jérusalem
au monastère de Poitiers.
Il fut chanté pour la première fois le 19 novembre 569. Le texte
complet de la strophe «O
Crux ave, spes unica / Hoc Passionis
tempore / Auge piis justítiam, / Reísque dona veniam.»
peut se traduire ainsi: «Salut ô Croix, unique espérance. En ces
temps difficiles [de Passion], augmente la droiture des gens de bien
et accorde le pardon aux pécheurs».
La
croix de Galcetaburu
Extrait
de Louis Colas, La tombe basque, études, notes et références
diverses, 1923, p. 70.
(…)
Au point de vue topographique, l’endroit où elle s‘élève est
un point de repère d’une certitude absolue pour établir le tracé
de la voie romaine traversant la Basse-Navarre, et menant de Carasa à
Imus Pyrenœus. C’est l‘endroit précis où l’on passe de la
vallée de la Nive dans celle de la Bidouze. La route est entre deux
collines assez élevèes et ne saurait passer ailleurs. La première
moitié de ce nom fournit une indication précieuse. Galceta (forme
ancienne, Galçata) est d’origine latine. C’est une forme
identique à l’espagnol Calzada qui désigne une route ancienne,
probablement d’origine romaine (Cf. Santo Domingo de la Calzada).
Galcetaburu, c’est le sommet ou la tête de la chaussée. Ce nom
convient parfaitement. La croix est au sommet du col. La carte de
Cassini (feuille 105) indique une petite chapelle à cet endroit.
Elle a disparu à une époque que je n’ai pu fixer. La tradition
paraît en avoir été perdue par les habitants de la région.
Au
point de vue liturgique, cette croix mérite une étude spéciale.
Elle reproduit fidèlement le texte de l’hymne Vexilla regis
prodeunt dû à saint Venance Fortunat, évêque de Poitiers,
qui vivait au VIe siècle, et dont les œuvres servent de
complément aux chroniques de Grégoire de Tour. Le texte
traditionnel de la strophe reproduite sur la croix de Galcetaburu est
le suivant :
O
crux ave spes unica :
Hoc
passionis tempore
Auge
piis justitiam
Reisque
dona veniam.
(Je
te salue, ô Croix, seul espoir des vivants !
En
ces jours douloureux de larmes s’abreuvant,
Augmente
aux cœurs des bons l’immortelle justice,
Et
pardonne aux pécheurs leur mortelle malice).
Le
dernier mot manque. Le pied de la croix a dû être scié, lorsqu’on
l’a placé sur le fût, formé d’une colonne galbée. On ne peut
guère admette que l’on a volontairement sculpté un texte
incomplet.
Au
bréviaire romain, lorsque fut altéré, sous prétexte de le rendre
plus conforme aux règles de la versification latine classique, le
texte traditionnel des hymnes (sous pontificat d’Urbain VIII,
1623-1644), les deux derniers vers de la strophe furent ainsi
modifiés :
Piis
adauge gratiam
Reisque
dele crimina.
En
France, de nombreux diocèses sont restés fidèles au texte
traditionnel jusqu’au XVIIIe siècle. L’ancien texte
est conservé également par les grands ordres religieux qui ont une
liturgie propre. La date de 1714, qui figure sur la croix de
Galcetaburu, est donc une indication très importante. Elle établit
que le texte ancien de l’hymne Vexilla regis était encore
conservé à cette époque dans le diocèse de Dax. Je suis redevable
de ces explications à M. le chanoine Daranatz et à mon collègue,
M. Gavel. Leurs renseignements m’ont permis de signaler
l’importance liturgique de la croix de Galcetaburu.
Enfin,
du point de vue historique, cet endroit est également remarquable.
C’est au pied de la montagne de Galcetaburu et probablement autour
de la petite chapelle signalée par Cassini, que se sont réunies
pendant longtemps, les juntes générales de la Basse-Navarre. Ces
assemblées, composées de mêmes membres que les Etats, étaient
convoquées par le châtelain de Saint-Jean-Pied-de-Port, quand il
fallait délibérer sur quelque affaire imprévue et urgente. Les
lettres de convocation étaient toujours rédigées en espagnol, et
elles étaient adressées aux personnes convoquées, sous l’antique
forme : Al muy magnifico señor. Les réunions qui se
tenaient en plein air étaient d’ailleurs fort courtes et
strictement limitées à l’examen de la seule question qui avait
motivé la convocation.
Il
serait désirable que des mesures fussent prises pour la conservation
d’un monument sans valeur artistique, assurément, mais qui
rappelle tant de souvenirs.
Cf.
Gure Herria, n° d’avril 1924, étude M. le chanoine
Daranatz sur les Etats de Basse-Navarre au XVIe
siècle, p. 212. Il y est question des juntes ou jointes qui se
tenaient à Galcetaburu.
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